vendredi 30 juin 2017

Gum burn

Journée d'autoroute sans grand intérêt, mais timing menée par la main de maître de Mahel qui nous fait arriver de bonne heure à l’hôtel. Fort heureusement, elle s'est déroulée sous un grand ciel bleu, mais le vent à un peu gâché la fin de journée.


Après quelques péripéties pour trouver un emplacement où garer les motos, nous allons essayer de prendre le métro pour le centre ville de Stockholm et y trouver un restaurant où se changer les idées. Après une journée pareil, nous avons tous grand besoin de cela...

jeudi 29 juin 2017

Highway to paradise

Nous partons donc vers 10h, bien après les Allemands qui font preuve d'une rigueur sans faille tant quant à l'horaire qu'au pliage méticuleux de la tente. Nous, ont s'inspire plus du flegme à l'Anglaise ou de la flemme à la Française.

Quelques kilomètres après notre départ, déjà sur une autoroute assez peu fréquentée, par 3 fois nous nous faisons accompagner par les élans. Nous prenons le temps ce coup-ci d'immortaliser l'instant et nous nous permettons même de les suivre dans leur cavalcade. Le soleil brille en grand et les quelques nuages cotonneux semblent sur le départ pour ne laisser qu'un grand ciel bleu. La journée s'annonce belle.


Les kilomètres d'autoroute s’enchaînent, offrant encore parfois quelques distraction dans la traversée d'un village ou de quelques points de vue bucoliques. Une première pause avant de bifurquer sur l'autoroute littoral.


Premier couac, un raccourcis que mon GPS ne connais pas nous impose un bon quart d'heure supplémentaire :( Heureusement que nous avions écourté cette journée en tirant un peu plus celle d'hier !

Nous nous arrêtons manger sur une aire d'autoroute sans charme et avec un jardinier zélé qui non content de nous gâcher le repas avec sa tondeuse, en rajoute en peu en nous redécorant les motos au gazon. Fort heureusement, son bouzin fini par tomber en panne (motorisation anglaise probablement) et nous laisse terminer paisiblement notre repas. Nous prenons le temps, persuadé que l'après-midi sera rapidement expédié.

Nous continuons donc sur cette autoroute littorale, qui n'en a que le nom car nous n'avons toujours pas vu la mer depuis que nous y sommes. Les GPS l'affiche pourtant bien tout à coté, mais jusqu'à l'arrivée, nous ne la verrons nulle part ailleurs que sur nos petits écrans... Concept Suédois probablement !

Une dernière pause s'impose à nous. IKEA ! Nous sommes en Suède après tout, alors nous prenons le temps de flâner dans les galeries du magasin qui propose une galerie commerciale plutôt fournie. Pendant ce temps là, le temps passe ; mais nous en profitons pour acheter quelques denrées pour ce soir et demain.


Dernière ligne droite. Toujours cette route sans intérêt dont la limitation oscille sans cesse entre 50 et 100 passant par tous les multiples de 10 en fonction de l'humeur et du bon vouloir du planteur de panneaux (je ne vois pas d'autres explication), avec de brutales intersections dans les portions à 100. Puis viennent les travaux qui nous ralentissent encore et encore, et le trafic se charge de plus en plus. La paisible route de campagne de la veille semble bien loin désormais !

Enfin la High Coast promise comme unique distraction visuelle du jour. Dans les faits, si ce n'est un panneau l’annonçant, nous n'en auront rien vu ! La journée s'éternise, la lassitude monte, les derniers kilomètres se font pénibles.

Nous arrivons enfin à notre camp, sur les rotules. Le réceptionniste à la bonne idée de nous indiquer qu'il ne peut pas encore accepter les cartes, en effet, la réception est toujours en travaux (a peine entamés semble t-il) et le terminal ne fonctionne toujours pas. Dernier détour jusqu’à la station tout à coté, et nous prenons possession d'une belle petite cabane qui nous procurera le confort dont nous avons tous besoin ce soir. Le paradis !

La journée de demain s’annonce aussi inintéressante que celle d'aujourd'hui, mais avec un point de chute à Stockholm et nous nous y sommes déjà promis le premier restaurant du périple.

mercredi 28 juin 2017

Knocking on Swedish door

Derniers kilomètres en Norvège. Nous quittons le camping après avoir salué nos voisins camping-caristes héraultais. Nous n'aurons pas pu négocier une nouvelle moto auprès du propriétaire de honda Motorsport :(

Nous avons déjà bien entamé hier le programme de la journée, du coup, nous espérons bien entamer aujourd'hui celle de demain. Le ciel est menaçant, et une légère pluie accompagne notre départ. Heureusement, elle ne passera pas la frontière.

Les derniers paysages Norvégiens s’enchaînent, la montagne se fait plus douce, mais nous la traversons tout de même par les hauts plateaux si bien que des flaques de neige sont omniprésentes autour de nous. L'autoroute n'est pas trop chargé et nous mène sereinement vers la frontière. Petite pause au dernier attrape-touriste afin d'écouler nos dernières couronnes locales ; puis nous bifurquons vers un nouveau pays.


La frontière n'est même pas une formalité, nous voilà en Suède. Tomtom immortalise l'instant. L'accueil dans ce nouveau pays est pour le moins hostile ! Au bout de quelques kilomètres, des travaux sont annoncés. Des portions de route ont été retirés, remplacés par de gros cailloux sur lesquels il est impossible d'imposer un cap à la moto. La théorie me revient en tête : se décontracter et laisser la moto trouver elle même sa route. L'andouille qui a pondu ça n'a pas dû beaucoup mettre en pratique! Laisser la moto trouver son chemin, qui selon ses désirs, file tout droit sur le 39 tonnes qui arrive en face ! Bref, non sans mal, nous nous en sommes sortis ; et la DDE suédoise s'est faite affubler de tous les noms d'oiseaux de nos répertoires durant la pause déjeuner sur le cercle polaire.

L'autoroute file ensuite paisiblement au travers des paysage bucoliques mais un peu monotones. Un lac (tout le temps), une forêt à droite, une autre à gauche, une route entre les deux et de temps en temps, une maison près du lac. J'espère qu'ils ont été consciencieux lors de la conception ; notamment pour les eaux usées, mais la proximité systématique d'un lac me laisse perplexe.


Après Jäkkvik, le bitume aussi change de couleur pour adopter une légère teinte rosée, rapiécée de verdâtre ; design by Starck ;) Le bois est partout, comme en Norvège, le matériel de construction principal. Même le barbecue est en bois !

Nous continuons donc notre avancée bucolique au travers les bois jusqu’à la destination initialement prévue aujourd'hui : Arjeplog en Laponie Suèdoise. L'après midi n'est qu'à moitié entamée, le soleil brille, le ciel est bleu, nous décidons d'entamer la journée de demain d'une grosse heure. Tant mieux, celle-ci était plutôt chargée.


Nous atterrissons donc finalement à Arvidsjaur, petite ville Lapone au milieu de rien (pour info, est considéré comme un village un rassemblement d'au moins 3 maisons) présentant l'avantage de fournir des stations essence et un mini-market. Nous y trouvons, si ce n'est des prix bien plus abordables qu'en Norvège, un petit camping bien sympatrique où la cabane premier prix passe pour luxueuse à coté de leurs consœurs Norvégiennes. Nous retrouvons comme voisins nos Allemands de ces derniers jours ; le monde semble soudain bien petit !


Demain, journée tranquille en prévision, à l'image de celle-ci. A moins que la High Coast ne nous réservent une agréable surprise...

mardi 27 juin 2017

Ma journée de ouf !

Ce matin, d'un commun accord, nous décidons de scinder le groupe. C'est ainsi seul que je poursuivrais mon récit jusqu'à la dernière étape du voyage avant la redescente.

Nous partons donc tous ensemble ce matin après un réveil tranquille. Très vite, ma route bifurque pour emprunter une petite route secondaire. Je salut les amis sans appréhension, voir même impatient d'aller jusqu'au bout de mon aventure.

La route longe le littoral. Chaque petit village est construit autour d'un port et les maisons sont éparpillées, tournées vers l'océan. Les décors sont paisibles, quelques gens partent au travail, ou y sont déjà, je ne sais ; mais je ne croise pas grand monde si ce n'est nos motards allemands de l'avant veille.

Rapidement, je m'inquiète de trouver une station service sur ces routes désertes. Mon inquiétude monte au fil des kilomètres ; une pause GPS s'impose. OUF. Une station annoncé à 12kms, à Myre ! Moi qui avait entendu dire qu'elle s'était écrasée ! :)

Le plein fait ; je reprends la route vers ma destination, quand je vois l'inespéré ; une baleine juste là qui attends mon appareil photo ! Bon d'accord, elle est sur le bord de la route, mais faute de mieux, je ne peux m’empêcher une nouvelle pause.




Je bifurque enfin sur la route de Nyksund, ma destination finale de ce matin. Mais très vite, la route perd son bitume pour ne devenir qu'un chemin stabilisé détrempé. La limitation de vitesse est à 50, je test l'adhérence : ça semble plutôt bien tenir. Sauf que mon tableau de bord n'est pas d'accord ! Le voyant ESP s'allume en effet sans cesse et du coup, la moto a comme des ratés. Je m'arrète, je coupe tout, et finalement, ça passe bien.

Au bout d'une trentaine de kilomètres sur ce chemin chaotique, j'en aperçois enfin le bout. Le village est enfin là, ouf ! Construit en serpentin autour d'un port ouvert coté terre. Une boutique de souvenirs, fermée, un restaurant sur l'autre rive et une autre boutique de souvenirs. Il est tôt, je m'accorde la balade et file jusqu'au centre du serpentin. Quelques touristes éparses semblent se demander ce qu'ils sont venus chercher ici. D'ailleurs, la deuxième boutique à souvenirs est fermée elle aussi !


Je reçois un SMS des amis qui me disent être montés dans le ferry, tout au sud des îles. Deux photos souvenir et il est temps pour moi de faire demi-tour. Je charge dans le GPS le planning de demain car comme convenu, nous allons essayer d’alléger le plus possible la journée de demain en l'entament au maximum.


Le temps est mitigé, mais se maintient avec de légères pluies intermittentes parfaitement supportables, et ça va en s'améliorant. Du coup, je retrouve l'autoroute les mes comparses ont emprunté quelques temps plus tôt ; sauf que moi je retrouve un bitume complètement sec sur cette route à sensation. Du coup, sur le GPS qui m’annonçait 6h de route, le temps fond comme slip au soleil, ouf ! (sauf qu'il n'y a pas de soleil mais on a de la neige à revendre). Un régal !


J'arrive enfin au ferry qui me fera rejoindre le continent, et il est là... au loin... en train de partir ! :( Je le rates que de quelques minutes, et le planning que Mahël m'a envoyé annonce le prochain dans 1h30 !  Après une vérification auprès du tableau d'affichage, ce ne seront finalement que 45 minutes d'attente, OUF !


Une fois de l'autre coté, je ne perds plus de temps, je sais que j'ai 2h de retard et j'entends bien les rattraper. Mais tout semble jouer contre moi ; les camions, les campings-cars schizophrènes, les travaux où je rates le créneau de passage à mon arrivée... Ralàlà. Après une heure de route, je vérifie la position de Laure, sauf qu'elle n'est pas à jour et qu'elle est indiquée derrière moi. Une petite demande de mise a jour par SMS et je repars sans même attendre la réponse.

Un appel de Mahël me donne les indications pour trouver le camp. J ne suis pas loin, mais les derniers kilomètres semblent être les plus compliqués. Bien 5 pauses sur les 20 derniers kilomètres, persuadé d'avoir raté un panneau ou une bifurcation. Il faut dire que les indications sont plutôt mince : un tunnel et un lac. Il y a des lacs de partout et autant de tunnels dans cette région.

Bref, petit à petit, j'arrive finalement au camping et je me pose enfin. Une belle journée où tout le monde a trouvé son compte : j'ai pu aller au bout de mon aventure pendant que mes équipiers se sont offert une journée reposante, et une autre en prévision pour demain.

lundi 26 juin 2017

Lofoten

Le réveil sonne à 05h00. Dur ! Nous devons attraper le ferry pour les Lofoten. Juste le temps de s'habiller, nous déjeunerons dans le ferry, très tôt du coup. Tout se passe bien nous sommes dans les temps, et arrivons à l'heure pour l'embarquement. Suivent 3 heures de traversée durant lesquelles notre destination se dessine de plus en plus nettement à l'horizon. Beaucoup de nuages mais quelques coins de ciel bleu nous laissent l'espoir d'une belle journée, si ce n'est ce vent à écorner les élans !


Débarquement entre Å et Reine. Le spectacle est grandiose, et aucun des nombreux touristes ne s'y trompent. Nous n'avons jamais croisé autant de Français que durant cette journée ; mais je ne saurais me prononcer sur le ratio vis-à-vis de la quantité.

Nous suivons le matin l'autoroute, ou plutôt la route à camping-cars ou encore la route à touristes. Elle a l'avantage de rallier tous les principaux spots de la presqu’île. Nous aurions en effet de quoi nous arrêter tous les 300 mètres, mais rapidement nous ne nous imposons plus qu'une pause toutes les 15~20 minutes pour tenter de tenir le planning qui était pourtant lâche aujourd'hui. L'île mérite effectivement les superlatifs qui m'en ont été faits. Un concentré de ce que l'on a pu voir jusqu'à présent avec des sites et des paysages qui s’enchaînent sans discontinuer.


Dès 11h30, une pause s'impose. Nous prenons notre déjeuner au dessus de Nusfjord, un joli petit village de pêcheur devenu attraction touristique locale. Et rentable ! L'entrée du village elle même est tarifée, nous y préférerons les hauteurs aussi jolies et plus économiques. Pour les bibelots souvenir, on repassera.


La visite continue vers Ballstad. Nous nous retrouvons dans une petite ville sans attrait, le cœur de la visite n'étant qu'un quartier de la ville, l'ancien port de pêche. Nous sentons le remake de la précédente visite et préférons passer notre chemin.

Nous sortons enfin de l'autoroute pour une petite route littorale plus longue mais plus typique. En effet, les paysages sont moins sensationnels, mais la route est bien plus agréable et moins fréquentée. Nous distançons nos pauses photos, la journée commence à être longue pour les lèves tôt que nous avons été.


L'île n'étant pas bien grande, nous n'avons pas d'autre choix que de retrouver l'autoroute. Déjà, nous amputons le parcours de quelques détours. Le point de chute fixé n'est pas encore tout à coté, mais déjà nous rognons sur l'option camping ; car la fatigue se fait sentir dans le groupe et un peu de confort semble s'avérer nécessaire.


Dernière petite liaison avant le dernier ferry de la journée ; une petite route campagnarde qui ne s'apprécie pas à sa juste valeur, le cœur n'y est plus. La fatigue a eu raison de mes compagnons de route à qui mes beaux paysage ne font plus ni chaud ni froid.

Nous trouvons non sans mal une petite cabane pour la nuit. Nous sommes maintenant sur l’île de Langøya dans les Vesterålen, bien moins touristique que sa sœur aînée, plus typique. Décision est prise d'écourter le voyage pour tirer à partir de demain au plus court et ainsi gagner quelques kilomètres et heures de roulage par jour restant. Je suppose que c'est mieux ainsi, pour protéger les souvenirs agréables de ce périple...

dimanche 25 juin 2017

RV17 : Essai transformé.

Nous attaquons ce jour la plus belle partie de la RV17. Et nous nous levons tard après la soirée prolongée de la veille. Le soleil de minuit nous ayant quelque peu fait oublier l'heure.

Départ donc apaisé aux alentours des 10h. Nous avons déjà vu partir les motards russes et les motards Allemand depuis au moins une heure. J'espère ne pas m'être trompé dans les horaires, mais Flo en mode hyper connecté a déjà piraté le site des ferrys pour tomber sur les même horaires que les miens.


10 minutes plus tard, nous voilà dans la file d'attente du ferry. Déjà une belle file d'attente, mais comme cela nous a été indiqué, les motos ont tout a fait le droit de remonter la file pour embarquer les premiers. Nous retrouvons d'ailleurs les Allemands et les Russes qui doivent poireauter depuis un bon bout de temps ici. Au top les Frenchies !

Nous passons le cercle polaire. La météo joue en notre faveur, il pluviote à peine, pas de quoi nous ralentir ; puis les nuages sont plutôt haut ce qui ne gâche pas le paysage. Et quel paysage ! Nous retrouvons nos paysages grandioses, mais en mieux qu'avant ! Nous pourrions nous arrêter tous les 500m tant chaque col nous offre un nouveau panorama extraordinaire. Le paysage reste le même que la veille, de hautes montagnes qui se jettent dans la mer pour finir en îles abruptes et a pic.


Alors que les ferry nous occupent une bonne partie de la matinée, nous prenons notre pause déjeuner sous un de ces panoramas grandioses, au glacier de Svartisen. Magnifique ! Puis nous reprenons la route, car ça doit bien faire une demi-heure que les Russes nous ont dépassés. Là s'enchainent les cartes postales de tous les 500 mètres. Des Fjords, des montagnes abruptes de toute part et chacune se différencie des autres par son style, comme si elles se livraient un concours de beauté. La route file en lacets entre les pics, ou parfois par dessous avec des tunnels dont la sobriété n'a d'égal que la longueur.


Ainsi se déroule tout l'après midi, jusqu'à une pause aux tourbillons de Saltstraumen, 50 kilomètres avant Bodø, les paysages s'affadissent pour ne rester qu'en arrière plan. Nous arrivons en ville.


Arrivés au camping de bonne heure, une nuit dont nous ne profiterons que peu puisque nous embarquons demain à 06h15 pour les Lofoten. Nous retrouvons les motards Russe, Booking est décidément l'ami des voyageurs ! En attendant, nous laissons les enfants devant le motoGP. :)

samedi 24 juin 2017

No rain, no gain.

Quand nous nous levons ce matin, il pleut. Le pécheur nous avait prévenu hier, et pour notre malheur, il avait raison. La pluie a moto, ce n'est pas rigolo, mais partir sous la pluie c'est pire encore. 

En plus, ce matin, nous avons un timing serré. La matinée se déroulera comme dans attrape moi si tu peux, il faut avoir le ferry précédent celui prévu ; et lorsque nous sommes en avance, celui encore avant. Nous ne gagnons pas toujours, mais nous nous en sortons plutôt bien ; mais au prix du sacrifice du repas de midi. Nous ne nous arrêtons qu'à minima pour l'essence et les bacs. 


Nous devinons cependant des paysages qui doivent être magnifiques en été, mais aujourd'hui le plafond plus que bas gâche carrément le plaisir. La route saute d’îlots en promontoires rocheux, avant de retrouver enfin un bout de côte improbable. Nous traversons un bras de terre accessible uniquement par un bac au nord et un autre au sud, la nature torturée en interdisant l'accès par les terres. Du coup, presque pas de photos, nous garderons pour nous ce que nous aurons pu deviner de cette RV17 tant encensée. Nous nous accordons tout de même la visite d'une Eglise typique de la région.


Une légère accalmie dans l'après midi nous permet de mieux apprécier le paysage qui diffère encore à ce que nous avions laissé la veille. Les hautes montagnes sont de retour, semblant faites d'un seul bloc de roche auquel tente de s'agripper quelques arbustes au pied alors que la neige s'étale au sommet. Dorénavant, même l'océan ne parvient plus à stopper le relief. Et ce sont des centaines de dents rocheuses vertigineuses qui s’éparpillent en îlots sur l'océan et jusque au ciel, tandis que les fjords plus escarpés et hostiles ne laisse plus de place que pour de petits ports nichés en leurs fonds. 



Après une journée si éprouvante, quelques kilomètres à peine avant notre camp pour la nuit, nous recevons une récompense à la hauteur des périples de la journée. En plein milieu de la route, tout un troupeau d'élans s'offrent en spectacle à nos seuls yeux ébahis. Magnifique !


Nous arrivons finalement au camping au confort sommaire mais suffisant. Une bonne nuit bien méritée nous attends et demain : grasse mat' imposée par les horaires des ferry dominicaux. Quant à la météo... 

vendredi 23 juin 2017

Chez les Ingalls...

Contrairement à ce qui était prévu, nous partons ce matin sous un beau ciel bleu. Jusqu'au démarrage des motos tout du moins, mais si le ciel se couvre un peu, il n'en fait pas moins chaud (jusqu’à 22°) et beau. 

Comme prévu, cette journée n'était pas la plus belle du parcours. Une grosse partie d'autoroute avec la traversée de Trondheim. Cette région très urbanisée et industrialisée n'a en effet pas grand intérêt, alors nous ne nous arrêtons que pour mettre de l'essence et faire deux emplettes. Nous voulons laisser cette portions derrière nous le plus vite possible. 

Radar, péage automatique, radar, péage... L'autoroute 2 fois 2 voies limité à 80 km/h s'estompe peu avant la pause déjeuner. Nous perdons le terre-plein central, puis la moitié des voies, puis des rond-points commencent à apparaître et l'autoroute se met à traverser des villages à 50 km/h et devient de plus en plus bucolique. Nous en profitons pour faire la pause repas dans un coin plutôt pas mal. 


Depuis ce matin, nous n'avons cessé de longer la cote de plus ou moins loin, mais maintenant que nous ré-ouvrons les yeux, nous voyons que le paysage a déjà bien changé. Les hautes montagnes qui se jetaient dans l'océan ont laissé place à des collines moins hostiles. On ne voit plus de neige, mais des champs qui de-ci de-là grignotent les forêts dorénavant peuplées de sapins, et les lacs. Bref, nous avons quitté le monde d'Heidi pour tomber chez les Ingalls.


Début d'après midi, nous quittons enfin l'autoroute (qui n'a plus d'autoroute que le nom). Nous retrouvons nos petites routes et nos paysages bucoliques. Cette route secondaire est plutôt déserte, mais elle nous permet de rejoindre nos destination du jour : la route côtière RV17 que nous suivrons ces 2 prochains jours. Et déjà le décor annonce la suite du voyage. De petites cabanes de pécheurs au fond de chaque bras d'océan. Les touristes se font plus rare à ces latitude, et tout semble plus authentique. 



Nous nous accordons que peu de poses photos en raison d'une contrainte horaire sur le dernier bac de la journée, mais les paysages en mériteraient bien plus. Et à la dernière pose photo, alors que le temps commence à manquer et que Flo termine son long discours avec un cycliste qu'il avait trouvé je ne sais où ; c'est à Laure de mettre la sienne. Sur le départ, une partie de son casque lui reste dans la main. Dans son malheur, elle s'en est rendu compte immédiatement et a pu récupérer la vis manquante là où elle l'avait perdue, mais le temps est perdu, et le timing est plus que ric-rac maintenant !

La dernière partie de route jusqu'au ferry se fait un peu rapidement et nous n'observons le paysage que du coin de l’œil. Nous arrivons une fois encore juste à temps pour embarquer. Ouf, car ce coup ci, c'aurait été 1 heure à attendre le suivant. 

20 minutes plus tard, nous voila dans un petit village de pêcheurs. Le camping prévu était celui au pied de l'embarcadère, mais une fois sur place, celui-ci manque de charme et nous décidons de mettre le temps que nous avons à contribution pour trouver une alternative valable dans les parages. Nous tombons donc sur une petite maison de pêcheur qui ne paye pas de mine mais qui finalement nous fera une étape plus que confortable et économique pour la nuit. C'est même plus grand que chez Laure !


Demain, première de nos deux étapes pour remonter jusqu'à Bodø et les Lofoten. Un proverbe local dit que celui qui a emprunté la RV17 avant ses 50 ans a gâté sa vie. Nous verrons bien !

jeudi 22 juin 2017

Ciel bleu Atlantique.

Nous nous levons ce matin sous un beau grand ciel bleu. Comme cela arrive souvent d'ailleurs, mais la différence cette fois ci, c'est que les nuages ne sont pas arrivés sitôt les moteurs mis en branle.


Comme ce n'est pas au vieux singe que l'on apprend à faire la grimace, nous partons tout de même vêtus de nos combinaisons pluie. Mais rapidement, nous ne les supporterons plus et les couches tomberons au fil des kilomètres.

Nous quittons donc rapidement la magnifique vallée des trolls. Le programme de la journée est chargé, surtout en belles routes s’appréciant au guidon plus qu'en statique. Nous roulons donc sereinement le nez en l'air à l’affût d'un nuage qui ne poindra jamais. Les traversées en bac sentent enfin bon les vacances, et les décors sont plus somptueux encore sous cette belle lumière d'été.

En fin de matinée, nous atteignons enfin l'attraction de la journée : la très bien nommée route de l'atlantique. Le Norvégien est bâtisseur ; comme nous, il fait des tunnels, des ponts, des routes. Mais le Norvégien ne se contente pas de simples ponts ou tunnels, car ici, le moindre ouvrage parait grandiose. Les ponts que nous avons sous les yeux fait bondir la route d'îlot en îlot avec des pentes à 10% de part et d'autre tout en négociant un léger mais continu virage à droite. Le résultat est sensationnel !


Nous continuons donc notre périple à saute moutons par dessus l'océan jusqu'à la barrière de péage. Précision importante : en Norvège, les routes doivent être payées au moyen d'un badge inaccessible au motos. Depuis le début du voyage, nous jouons sur un vide tarifaire. Nous avons collégialement pris la décision d'appliquer la méthode du "I don't understand". Du coup, nous ne savons toujours pas ni quand ni a quelle sauce nous allons nous faire rappeler à l'ordre, et nous pensions que ce moment était venu à cette première barrière de péage rencontrée depuis le début du séjour. Bah non ! Le tarif est même bien moindre qu'attendu.


Bien que sur la route de l'Atlantique, en Norvège, les montagnes ne sont jamais loin. La suite oscille donc entre route littorale et route de haute montagne. Parfois, la domination végétale se retire pour laisser s'exprimer le minérale, qui s'en donne à cœur joie comme pour prouver qu'il est autant capable de somptuosité que son confère. Vous vous en doutez, le mélange procure des paysages époustouflants qui nous pousseraient à nous arrêter toutes les 5 minutes ; mais le planning ne nous le permet pas, et ce beau soleil rend même la route très agréable.

Petit à petit, nous bifurquons de la route touristique pour emprunter quelques routes secondaires. Les véhicules se font plus rares, avant de disparaître complètement. Nous croisons même le gros monsieur tout nu qui bronze dans son jardin, sport local dès que le soleil montre son nez semble t-il. Qu'importe, une pause improvisée nous offre encore un panorama incroyable. Celui qui n'aura pas aimé la Norvège l'aura traversée les yeux fermés, ou alors il faudra m'expliquer !


 Nous arrivons très tôt à notre camp, et ça c'est plutôt confort. Presque autant que notre chalet pour la nuit. Cela permet quelques lessives, quelques emplettes, ou juste de se poser.
Demain, une journée plus inintéressante qu'aujourd'hui, ce qui augure encore de magnifiques photos !

mercredi 21 juin 2017

Les hauts, les bas...

Les expériences du jour m'ont appris une chose : la portée malveillante d'un chat noir n’excède pas 2000 kms. Car en effet, ce jour fut une journée sans le moindre problème notable.

Le départ, déjà, s'est fait 30 minutes plus tôt que les jours précédents, en se levant à la même heure. Nous commençons à maîtriser l’empaquetage matinal ! Cette demie-heure à certes été utilisée pour rattraper le temps perdu la veille au soir (nos soucis de camping et notre demi-tour pour ceux qui suivent), mais nous étions tout de même parfaitement dans les temps pour cette journée peu chargée en kilomètres mais bien plus en paysages. 

De bon matin, lorsque la météo est clémente et la température agréable, quoi de mieux que de s'offrir une visite du Sognefjellet ; sommet qui culmine à plus de 1400m ! Autant dire que la douceur matinale est vite oublié pour ne garder qu'un petit degré dès 10h sous une neige à gros flocons. Une très belle route cependant qui justifiait amplement cet effort, et qui relativisent la fraîcheur matinale lors de la redescente.


La suite de la matinée est moins chargée, nous en profitons pour enrouler du kilomètre avec bon cœur. Nous nous trouvons en plein sur le tracé d'une route a camping cars, les paysages restes magnifiques et très changeants comme d'habitude, mais les rétines commencent à s'habituer. 

En fin de matinée, nous bifurquons sur une petite route promise immanquable, la Strynefjellsvegen. Dès les premiers kilomètres, le bitume disparaît sous nos roues pour laisser place à un chemin parfaitement praticable. Une première barrière grande ouverte, tout va bien. Une seconde barrière ouverte à demi n’attise pas notre inquiétude. La troisième barrière est complètement fermée. Le beau chemin termine ici pour nous, nous abandonnant tout de même au beau milieu d'un paysage bucolique. 


Ce demi tour nous fait gagner du temps, puisqu'il s'agissait d'un détour. Nous retrouvons donc notre route à camping-cars impatient de retrouver Geiranger, tant d'éloges nous ayant été faits sur cette destination. La météo joue toujours en notre faveur, mais plus nous montons vers le nord, moins nous sommes exigeants envers la quantité de degrés.  

Les paysages changent encore et encore. Comme pour ne pas nous laisser le moindre indice sur ce que nous trouverons au bout du chemin. De belles cartes postales, tantôt végétales, tantôt minérales, souvent humides.  Juste avant le Fjord, nous refusons de gâcher la surprise en grimpant sur le Dalsnibba. A moins que ce ne soient les 13€ qu'ils nous demandent pour seulement y accéder, prohibitif ! 

Et finalement, il s'offre à nous : le Geirangerfjord. Magnifique ! Le plus beau de tous selon certains ; de ce que l'on en a vu, nous ne les contredirons pas ! Rançon du succès, les touristes y affluent de toute part : par bus, par camping-car, et même par bateau. Bateau ? Ne voyez pas la petite cahute a touriste, mais plutôt l'énorme bateau de croisière slalomant entre le montagnes pour atteindre le fond du fjord. 


Une pause repas plus tard, nous ressortons tant bien que mal de cette cuvette à touristes par une petite route zigzagant d'épingle en épingle, rêve tout motard qui se respecte. Nous arrivons juste à temps pour l'embarquement sur le bac, encore 20 minutes de gagnées (ou pas perdues). 

Les paysages défilent, quelques arrêts photos idyliques, nous prenons notre temps car aujourd'hui, nous en avons à revendre, et c'est très agréable ainsi. 


Dernière étape de la journée, la tant attendue route des trolls. Les boutiques à souvenirs pullulent, mais j'y préfère cette vue imprenable sur toute la vallée. Vous me croirez ou pas, mais la vue était époustouflante. 


Quelques photos, quelques menues emplettes, et nous terminons la route jusqu’à notre camping au beau milieu des Trolls, dans une mignonne cabane tout confort. Une journée bien remplie dont tout le monde a profité au maximum. Reste une bonne nuit réparatrice pour affronter la journée de demain, qui s'annonce plus chargée qu'aujourd'hui, mais ça, ce sera un autre jour...

mardi 20 juin 2017

Le bout du tunnel

La météo annonce ce jour comme le pire de la semaine... Comme quoi, même en Norvège, la météo dit n'importe quoi !

Après l'arivée tardive de la veille, nous mettons tout en oeuvre pour partir plus tôt ce matin. Peine perdue. Nous prenons donc la route sous un ciel plutôt clément (pour la Norvège) direcion le très joli fjord d'Aurland. Première étape à Flam... Un espèce d'eurodisney pour touristes gavé de boutiques à souvenir et autres cochonneries. Le décor reste somtueux, le soleil est au rendez-vous, on n'a plus l'habitude. Nous retirons enfin les fameuses courronnes Norvegiennes que nous recherchons depuis notre premier jour dans le pays.


Vient ensuite le tunnel le plus long d'Europe ; 22 kilomètres sous terre mis en lumière par l’éclairagiste de David GUETTA sous emphètes. Trop pour nous ! Nous y préfèrons l'ancienne petite route devenue route touristique offrant de nouveaux points de vue extraordinaires.


La DDE Norvégienne n'a pas froid aux yeux. Une pente à 15% ? Même pas peur !
A ce train, nous prenons vite de l'altitude. Trop vite. Nous passons en quelques minutes de nos confortables 15° à ... 2,5° ! Une route dont l’étroitesse invite à imaginer un bus ou un camion à contre sens. Ouf Mahel, celui-ci n'est pas passé loin !
Des murs de neige de part et d'autre de la chaussée, quelques photos magnifique volées au risque de geler sur place.


La redescente se fait aussi rapidement que remonte la température. Nous retrouvons une agréable météo propice à la flânerie. Les gigantesques chutes d'eau qui feraient rêver tout européen qui se respecte nous laissent de marbre ou presque.

Encore ces Fjords qui nous barrent la route, la traversée en bac devient presque une routine (sauf pour Flo qui cherche à les prendre a l'envers). Et vous ai-je déjà parlé des paysage ? Somptueux ! La Corse à coté : c'est de la gnognotte !

Un petit détour de quelques centaines de kilomètres nous amène a visiter la plus vieille église en bois debout de Norvège. Effectivement, elle est en bois, et elle est encore debout !


Il est temps de passer à autre chose et rejoindre un lieu pour la nuit. Nous n'avions rien prévu pour ce soir, peut-être aurions nous dû ! L'une des adresses relevée sur internet ne nous convainc guère, alors nous faisons demi-tour pour trouver finalement un petit camping charmant... encore une fois au pied d'une monumentale cascade qui elle, à ces latitude, ne mérite plus d'aire a touristes tout confort, mais ne démérite pas moins !

Un bon repas type auberge espagnole nous requinque pour la journée de demain, et il est temps de reposer nos yeux qui demain devraient encore être mis a rude épreuve...

Falls day

2ème jour en Norvégie.

Nous nous levons un peu tard, encore fatigués de la journée de la veille. Le temps n'est pas trop de la partie, mais nous nous habillons en pluie car de toute façon, car le thème de la journée c'est visite des chutes et cascade de la région.

Après un bon petit déjeuner pris au camping, nous prenons donc la route sous un temps encore clément mais déjà bien menaçant. Un premier bac nous permet de rejoindre Nesvik tout en restant sur la RV13. Toujours des paysages magnifiques, des chutes d'eau vertigineuses encore et encore.

Puis le temps se gatte. Et la moto sous la pluie, c'est moins cool ! Les corps se fatiguent, la vitesse moyenne chute, nous prenons du retard... Si seulement nous n'étions pas sur une route tout simplement MAGNIFIQUE ! Des paysages à couper le souffle, mais glacés ! Quelques iceberg (oui) tentent un bout de course avec nous en vain. Nous sommes éblouis, mais glacés ! Nous récupérons quelques degrés en redescendant, mais la pluie persiste.

Suite de la visite nous conduit a traverser différents tunnels, spécialité Norvégienne a un point auquel nous ne nous étions pas attendus. Des tunnels de plusieurs dizaines de kilomètres et des rond-points sous terrain reliant les différentes galeries !


La pluie continues. Nous commençons a vraiment ressentir la fatigue. Mais nous arrivons enfin dans la zone des chutes d'eau. Les chutes d'eau en Norvège, c'est magnifique, vertigineux, mais en réalité, il y en a tous les 500m. Celles du jours ont pour intérêt d'être les plus au sud donc premières visitées sur la route des touristes, mais l'avenir nous apprendra a nous en lasser. La plus belle chute de la journée aura probablement été la chute de la GS, mais je préfère ne pas trop m'attarder sur cette erreur de jugement topographique. Sinon, ça reste impressionnant.


Notre patience a des limites, nous n'avons plus maintenant qu'en tête de rejoindre le camping au plus vite. Seulement l'humidité omniprésente aura raison du GPS de Mahel qui n'affiche plus les informations de guidage qu'a travers une jolie marre de flotte.

A bout de nerfs, à presque une heure du camping, c'est au tour de Flo de mettre la sienne ! Vous vous souvenez la batterie ? Ben oui, la revoilà ! Arrêtés à un feu de chantier sous la flotte pour pas plus de 5 minutes, il a la bonne idée de couper le moteur. Bref, Mahel et Laure rejoindront le camping pendant que je ferais demi-tour pour tenter de faire tourner son moulin anglais. L'affaire ne nous prendra pas plus de 15 minutes cette fois-ci, mais il a dorénavant obligation d'être le dernier a couper le moteur et le premier à le relancer !

La journée se termine très fatigués dans notre hytte dépourvue de la moindre intimité. Laure passera 2 bonnes heures sèche cheveux à la main à sécher toutes nos affaires.
Un repas des plus frugale nous comblera néanmoins, avant de vite partir au lit car demain est un autre jour. Il est cependant déjà 23h.

dimanche 18 juin 2017

Welcome to Norvegie !

Nous mettons un pied sur le sol Norvegien aux aurores. La pluie est là pour nous accueillir ! Ca commence bien. Bon, c'est une petite pluie fine largement supportable.

En attenant, deux missions : petit déjeuner quelque part et trouver des devises locales.  Nous partons donc direction Stavanger pour y trouver toquet. Mais nous sommes dimanche, il est 7h du mat', tout est fermé. 
Qu'a cela ne tienne, nous nous rabattons une fois de plus sur nos provisions de secours. Pour le confort, il faudra encore attendre.

Premier bac, nous sommes sereins. Nous parvenons tout de même a nous tromper de file alors que le GPS affiche en ENORME la file a prendre. Du coup, nous laissons partir le ferry présent a notre arrivée et qui n'attendait plus que nous ; mais nous étions persuadé qu'il nous falait embarquer sur l'autre. Moindre mal, nous n'avons qu'une demie heure a patienter pour le suivant.



Nous prenons la direction de preikestolen, un éperon rocheux suspendu 600m au dessus d'un magnifique fjord ; mais surtout, il ne faut pas moins de 2h de bonne marche pour y parvenir ! Mais c'est le must-see de la région. La météo n'est pas terrible, mais pas catastrophique non plus. Le plafond est plutôt bas, les prévision nous laissent penser que cela devrait se dégager d'ici à ce que l'on y soit. Alors en avant !



La montée n'est pas des plus difficiles, mais quand même. 300m de dénivelé sur 4 kms, et un terrain extra escarpé qui tient plus de la digue des aresquiers que du sentier de promenade. Plus nous montons, moins loin nous y voyons. La promenade est agréable, mais nous la finissions dans un épais brouillard et pour le coup, la vue est bien moins extraordinaire !



Quelques photos, 2 SMS, nous décidons de rentrer tout de suite car le chemin abrité du vent est presque agréable comparé au sommet. Il fait pourtant 19°, ma sœur me dit qu'elle en a 35 à la maison. Y'a pas à dire, l'été, c'est agréable de voyager dans des pays climatisés ! D'ailleurs ce lapsus sera revenu deux fois : "ca doit être magnifique en été ! Mince, C'EST l'été !"

Redescendus fissa, nous nous re-déguisons en motards et nous apretons a partir. Mais non ! Flo en décide autrement. Tout du moins sa triumph ! En bons motards, on galège avant de passer à autre chose en galégeant ! 
La moto ne veux pas démarrer malgré les poussettes du haut du parking. On insiste, rien n'y fait. Je demande des cables de batterie à un chauffeur espagnol qui ne comprend rien, sans résultat. On décide de démonter une autre batterie pour la coller dessus, quand Laure nous parle de bornes oxydées... Décidément, ces filles, elles n'y comprennent rien a toujours vouloir chercher des solutions simples à des problèmes compliqués ! Bon, pour lui faire plaisir, nous désoxydons les cosses et repartons. 

Arrêt manger et sous-sous dans la ville voisine. Pour les magasin, bah rien ne change, nous sommes toujours domanche donc tout est fermé, mais nous trouvons un ATM pour retirer de l'argent. Bizarre, il ne me propose que des euros dans le choix des devises ? Ça doit être pour ne pas avoir a faire la conversion, pourquoi mettraient ils des euros dans leurs distributeurs ? Ils sont bizarres ces Norvegiens ! Sauf que non. Le distributeur est en fait vide, et ne propose que des euros inutilisable dans le pays ! Quelle idée ? 

Résultat des courses, nous sommes crevés, toujours sans le sous, et pour manger ce soir, nous puiserons encore dans les réserves.

Arrivée au camping dans un chalet tout confort et superbement accueillis par une vieille norvégienne délurée. La météo pour demain n'est pas terrible apparemment, je pense qu'il sera plus simple de s'y faire !

Danemark Express

Après une nuit bien trop courte, et une journée écourtée par l'annonce, il y a quelques jours, de la modification des horaire du train ; un départ 30 minutes plus tard et une arrivée presque une heure après l'heure initiale.

On n'aura pas le temps de visiter ! 

Et du coup, on rythme la journée ainsi : le plus motivé ouvre et maintient le rythme. On ne s’arrête que pour de l'essence et manger.  Ca fait pas très intéressant comme journée, mais nous sommes tous impatients qu'elle se finisse. Laure aura tout de même réussi l'exploit d'écouter en boucle le même album toute la journée ne parvenant pas a modifier sa playlist !

Nous arrivons bien trop en avance au ferry. Un gigantesque parking au milieu de rien, pas une boîte, pas un troquet, pas un mobylette. Enfin si, un ventasse froid ! Mais qu'importe ; demain, nous serons en Norvegie !

L'embarquement se fait finalement très (très) rapidement. Nous devons attacher nous même les motos, puis commence la course à la cabine. 

Les sandwiches achetés plus tôt sont vite engloutis, et vite au lit car on sait déjà que la nuit sera courte, avec un accostage à 06h30. 

Le jour 100

Le premier jour de voyage, mais sans nul doute le jour 100 aussi. Car comme on dit chez nous, il y a les jours avec, et les jours 100 (ou un truc du genre). Et là, clairement, c'était un jour 100 !

La journée commence normalement. Reveillé juste avant l'heure par l'exitation, je suis dans les temps, j'ai de la marge. Vient l'heure du départ, bisous à mes chéries, tout semble aller pour le mieux.

Je prends donc le départ seul pour aller rejoindre Flo à Lyon tandis que Mahel et Laure sont déjà plus haut à Chalon. Je prends l’autoroute, la nouvelle A9, tout semble bien se passer. Voyageant seul, mes angoisses ont tout loisir de se manifester ; mon pneu arrière qui ne tiendra jamais tout le voyage en autre.

J'ai dû trop y penser. D'un coup d'un seul, un nouveau voyant s'allume sur mon tableau de bord. Un voyant que je n'avais jamais vu. Un voyant ROUGE qui fait peur ! Un voyant qui ressemble grossièrement à un pneu mais tout dégonflé, et en dessous un indicateur de pression qui chute de manière vertigineuse. Je m’arrête in extremis sur le bas coté. Le pneu est déjà à plat. Il est pas encore 09h00, je suis à ... Bernis ! (Si si ! Bernis, pile poil !)



Je maudit mon pote qui m'a dit un jour : "Partir, c'est crever un pneu" ! Je pars pour un voyage de 6500 bornes, j'en ai tenu 50 pour le moment ! Une malédiction plane sur cette balade.
Ni une, ni deux, j'appelle mon assistance d'une main, Dafy Nimes de l'autre pour demander une prise en charge en urgence (un gros merci a eux !). Ca peut passer, à condition d'aller très vite.

Et sur ce coup, c'est allé vite. Ouf! Juste 1H15 de perdu sur la marge de 2H que j'avais prévue sans trop savoir pourquoi. Mais je sent que ce n'est que le début d'une matinée difficile! Je ne sais pas pourquoi, mais je sent que tant que je n'aurais pas rejoins Flo (à minima), ma journée allait être très compliquée. Et avec le recul, je ne m'étais pas trompé !

Deuxième galère après avoir repris la route toutes voiles dehors. Plein carburant à montélimar. Ma carte ne passe pas ! Pas grave, j'en ai une autre. Sauf que l'autre ne passe pas non plus. Pas grave, ca vient de la pompe. Sauf que la pompe d'a coté me fait le même coup ! AARRRGGG !! Bon, à la troisieme tentative ca passe, mais c'est déjà bien plus que je ne peut en supporter ce matin.

Etape 2, refaire la pression sur le pneu arrière fraîchement changé. Mon capteur m'indiquait une pression plutot très basse. RDV a la borne AIR. Sauf que non ! Borne HS, tuyau arraché !! AAARRRRGGG !
Ni une ni deux, je reprends la route. Direction aire suivante. Et là, OUF, la borne fonctionne. Sauf qu'il ne me manque pas un gramme dans le pneu arrière ! C'est le capteur qui merde. PTTAING !

Immédiatement je repars. Et sitôt sur l'autoroute, voila que le GPS fait des sienne. Message d'erreur, plus rien ne répond. Mais MERDE quoi ! Bref, reboot du bouzin d'une main tandis que l'autre maintient le 140 de croisière, ça redémarre. En tout cas, ça semble ! Et cette incertitude est importante ; car ce que je ne sais pas encore, c'est que tout ne s'est pas si bien passé que ça. On y reviendra.

Après quelques heures interminables, me voila en plein dans le trafic Lyonnais. Je reste collé au GPS attendant le point de RDV comme le messie. Je passe a coté d'un BABOO, je sais qu'il y en avait un a coté du point de RDV, bizarre qu'il y en ai deux dans la même ville ! Bref, je continue, suivant à la lettre les ordonnances du GPS. Puis je reconnais Villeurbanne. Je ne connais pas bien Lyon, mais il me semble bien que je suis un peu trop haut ! Arrêt sur le bas coté, appel Flo...

Son tel fait de la merde, on ne peux échanger que par SMS !! Ca ne finira donc jamais ?
Après un laborieux échange, le verdict tombe : oui, je suis trop haut d'une demie heure ! En relançant le GPS sur l'autoroute, il a jugé bon de supprimer le prochain point de passage ! M'en veut-il ? Que lui ais-je fait ? Est-il l'acteur machiavélique de cette matinée pourrie ?

Bref, RDV pris, encore une demie heure de perdue. Et il me faut encore faire le plein ! Mais en voyant Flo arriver, je sais que tout va aller mieux maintenant.

En effet, la suite sera bien moins chaotique, mais tout autant pressée. Sauf que ca restera tout de même une journée 100 car uniquement composée d'autoroute. Et l'autoroute pour un motard ne présente vraiment aucun intérêt, fatigue, et aplati les pneus.



Nous arrivons finalement à Lorräch juste à temps pour embarquer. La nuit se passera comme peu se passer une nuit dans un train, avec de nombreux réveils et peu reposantes. Mais qu'importe, le voyage commence enfin...