vendredi 23 juin 2017

Chez les Ingalls...

Contrairement à ce qui était prévu, nous partons ce matin sous un beau ciel bleu. Jusqu'au démarrage des motos tout du moins, mais si le ciel se couvre un peu, il n'en fait pas moins chaud (jusqu’à 22°) et beau. 

Comme prévu, cette journée n'était pas la plus belle du parcours. Une grosse partie d'autoroute avec la traversée de Trondheim. Cette région très urbanisée et industrialisée n'a en effet pas grand intérêt, alors nous ne nous arrêtons que pour mettre de l'essence et faire deux emplettes. Nous voulons laisser cette portions derrière nous le plus vite possible. 

Radar, péage automatique, radar, péage... L'autoroute 2 fois 2 voies limité à 80 km/h s'estompe peu avant la pause déjeuner. Nous perdons le terre-plein central, puis la moitié des voies, puis des rond-points commencent à apparaître et l'autoroute se met à traverser des villages à 50 km/h et devient de plus en plus bucolique. Nous en profitons pour faire la pause repas dans un coin plutôt pas mal. 


Depuis ce matin, nous n'avons cessé de longer la cote de plus ou moins loin, mais maintenant que nous ré-ouvrons les yeux, nous voyons que le paysage a déjà bien changé. Les hautes montagnes qui se jetaient dans l'océan ont laissé place à des collines moins hostiles. On ne voit plus de neige, mais des champs qui de-ci de-là grignotent les forêts dorénavant peuplées de sapins, et les lacs. Bref, nous avons quitté le monde d'Heidi pour tomber chez les Ingalls.


Début d'après midi, nous quittons enfin l'autoroute (qui n'a plus d'autoroute que le nom). Nous retrouvons nos petites routes et nos paysages bucoliques. Cette route secondaire est plutôt déserte, mais elle nous permet de rejoindre nos destination du jour : la route côtière RV17 que nous suivrons ces 2 prochains jours. Et déjà le décor annonce la suite du voyage. De petites cabanes de pécheurs au fond de chaque bras d'océan. Les touristes se font plus rare à ces latitude, et tout semble plus authentique. 



Nous nous accordons que peu de poses photos en raison d'une contrainte horaire sur le dernier bac de la journée, mais les paysages en mériteraient bien plus. Et à la dernière pose photo, alors que le temps commence à manquer et que Flo termine son long discours avec un cycliste qu'il avait trouvé je ne sais où ; c'est à Laure de mettre la sienne. Sur le départ, une partie de son casque lui reste dans la main. Dans son malheur, elle s'en est rendu compte immédiatement et a pu récupérer la vis manquante là où elle l'avait perdue, mais le temps est perdu, et le timing est plus que ric-rac maintenant !

La dernière partie de route jusqu'au ferry se fait un peu rapidement et nous n'observons le paysage que du coin de l’œil. Nous arrivons une fois encore juste à temps pour embarquer. Ouf, car ce coup ci, c'aurait été 1 heure à attendre le suivant. 

20 minutes plus tard, nous voila dans un petit village de pêcheurs. Le camping prévu était celui au pied de l'embarcadère, mais une fois sur place, celui-ci manque de charme et nous décidons de mettre le temps que nous avons à contribution pour trouver une alternative valable dans les parages. Nous tombons donc sur une petite maison de pêcheur qui ne paye pas de mine mais qui finalement nous fera une étape plus que confortable et économique pour la nuit. C'est même plus grand que chez Laure !


Demain, première de nos deux étapes pour remonter jusqu'à Bodø et les Lofoten. Un proverbe local dit que celui qui a emprunté la RV17 avant ses 50 ans a gâté sa vie. Nous verrons bien !

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