jeudi 22 juin 2017

Ciel bleu Atlantique.

Nous nous levons ce matin sous un beau grand ciel bleu. Comme cela arrive souvent d'ailleurs, mais la différence cette fois ci, c'est que les nuages ne sont pas arrivés sitôt les moteurs mis en branle.


Comme ce n'est pas au vieux singe que l'on apprend à faire la grimace, nous partons tout de même vêtus de nos combinaisons pluie. Mais rapidement, nous ne les supporterons plus et les couches tomberons au fil des kilomètres.

Nous quittons donc rapidement la magnifique vallée des trolls. Le programme de la journée est chargé, surtout en belles routes s’appréciant au guidon plus qu'en statique. Nous roulons donc sereinement le nez en l'air à l’affût d'un nuage qui ne poindra jamais. Les traversées en bac sentent enfin bon les vacances, et les décors sont plus somptueux encore sous cette belle lumière d'été.

En fin de matinée, nous atteignons enfin l'attraction de la journée : la très bien nommée route de l'atlantique. Le Norvégien est bâtisseur ; comme nous, il fait des tunnels, des ponts, des routes. Mais le Norvégien ne se contente pas de simples ponts ou tunnels, car ici, le moindre ouvrage parait grandiose. Les ponts que nous avons sous les yeux fait bondir la route d'îlot en îlot avec des pentes à 10% de part et d'autre tout en négociant un léger mais continu virage à droite. Le résultat est sensationnel !


Nous continuons donc notre périple à saute moutons par dessus l'océan jusqu'à la barrière de péage. Précision importante : en Norvège, les routes doivent être payées au moyen d'un badge inaccessible au motos. Depuis le début du voyage, nous jouons sur un vide tarifaire. Nous avons collégialement pris la décision d'appliquer la méthode du "I don't understand". Du coup, nous ne savons toujours pas ni quand ni a quelle sauce nous allons nous faire rappeler à l'ordre, et nous pensions que ce moment était venu à cette première barrière de péage rencontrée depuis le début du séjour. Bah non ! Le tarif est même bien moindre qu'attendu.


Bien que sur la route de l'Atlantique, en Norvège, les montagnes ne sont jamais loin. La suite oscille donc entre route littorale et route de haute montagne. Parfois, la domination végétale se retire pour laisser s'exprimer le minérale, qui s'en donne à cœur joie comme pour prouver qu'il est autant capable de somptuosité que son confère. Vous vous en doutez, le mélange procure des paysages époustouflants qui nous pousseraient à nous arrêter toutes les 5 minutes ; mais le planning ne nous le permet pas, et ce beau soleil rend même la route très agréable.

Petit à petit, nous bifurquons de la route touristique pour emprunter quelques routes secondaires. Les véhicules se font plus rares, avant de disparaître complètement. Nous croisons même le gros monsieur tout nu qui bronze dans son jardin, sport local dès que le soleil montre son nez semble t-il. Qu'importe, une pause improvisée nous offre encore un panorama incroyable. Celui qui n'aura pas aimé la Norvège l'aura traversée les yeux fermés, ou alors il faudra m'expliquer !


 Nous arrivons très tôt à notre camp, et ça c'est plutôt confort. Presque autant que notre chalet pour la nuit. Cela permet quelques lessives, quelques emplettes, ou juste de se poser.
Demain, une journée plus inintéressante qu'aujourd'hui, ce qui augure encore de magnifiques photos !

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