dimanche 18 juin 2017

Le jour 100

Le premier jour de voyage, mais sans nul doute le jour 100 aussi. Car comme on dit chez nous, il y a les jours avec, et les jours 100 (ou un truc du genre). Et là, clairement, c'était un jour 100 !

La journée commence normalement. Reveillé juste avant l'heure par l'exitation, je suis dans les temps, j'ai de la marge. Vient l'heure du départ, bisous à mes chéries, tout semble aller pour le mieux.

Je prends donc le départ seul pour aller rejoindre Flo à Lyon tandis que Mahel et Laure sont déjà plus haut à Chalon. Je prends l’autoroute, la nouvelle A9, tout semble bien se passer. Voyageant seul, mes angoisses ont tout loisir de se manifester ; mon pneu arrière qui ne tiendra jamais tout le voyage en autre.

J'ai dû trop y penser. D'un coup d'un seul, un nouveau voyant s'allume sur mon tableau de bord. Un voyant que je n'avais jamais vu. Un voyant ROUGE qui fait peur ! Un voyant qui ressemble grossièrement à un pneu mais tout dégonflé, et en dessous un indicateur de pression qui chute de manière vertigineuse. Je m’arrête in extremis sur le bas coté. Le pneu est déjà à plat. Il est pas encore 09h00, je suis à ... Bernis ! (Si si ! Bernis, pile poil !)



Je maudit mon pote qui m'a dit un jour : "Partir, c'est crever un pneu" ! Je pars pour un voyage de 6500 bornes, j'en ai tenu 50 pour le moment ! Une malédiction plane sur cette balade.
Ni une, ni deux, j'appelle mon assistance d'une main, Dafy Nimes de l'autre pour demander une prise en charge en urgence (un gros merci a eux !). Ca peut passer, à condition d'aller très vite.

Et sur ce coup, c'est allé vite. Ouf! Juste 1H15 de perdu sur la marge de 2H que j'avais prévue sans trop savoir pourquoi. Mais je sent que ce n'est que le début d'une matinée difficile! Je ne sais pas pourquoi, mais je sent que tant que je n'aurais pas rejoins Flo (à minima), ma journée allait être très compliquée. Et avec le recul, je ne m'étais pas trompé !

Deuxième galère après avoir repris la route toutes voiles dehors. Plein carburant à montélimar. Ma carte ne passe pas ! Pas grave, j'en ai une autre. Sauf que l'autre ne passe pas non plus. Pas grave, ca vient de la pompe. Sauf que la pompe d'a coté me fait le même coup ! AARRRGGG !! Bon, à la troisieme tentative ca passe, mais c'est déjà bien plus que je ne peut en supporter ce matin.

Etape 2, refaire la pression sur le pneu arrière fraîchement changé. Mon capteur m'indiquait une pression plutot très basse. RDV a la borne AIR. Sauf que non ! Borne HS, tuyau arraché !! AAARRRRGGG !
Ni une ni deux, je reprends la route. Direction aire suivante. Et là, OUF, la borne fonctionne. Sauf qu'il ne me manque pas un gramme dans le pneu arrière ! C'est le capteur qui merde. PTTAING !

Immédiatement je repars. Et sitôt sur l'autoroute, voila que le GPS fait des sienne. Message d'erreur, plus rien ne répond. Mais MERDE quoi ! Bref, reboot du bouzin d'une main tandis que l'autre maintient le 140 de croisière, ça redémarre. En tout cas, ça semble ! Et cette incertitude est importante ; car ce que je ne sais pas encore, c'est que tout ne s'est pas si bien passé que ça. On y reviendra.

Après quelques heures interminables, me voila en plein dans le trafic Lyonnais. Je reste collé au GPS attendant le point de RDV comme le messie. Je passe a coté d'un BABOO, je sais qu'il y en avait un a coté du point de RDV, bizarre qu'il y en ai deux dans la même ville ! Bref, je continue, suivant à la lettre les ordonnances du GPS. Puis je reconnais Villeurbanne. Je ne connais pas bien Lyon, mais il me semble bien que je suis un peu trop haut ! Arrêt sur le bas coté, appel Flo...

Son tel fait de la merde, on ne peux échanger que par SMS !! Ca ne finira donc jamais ?
Après un laborieux échange, le verdict tombe : oui, je suis trop haut d'une demie heure ! En relançant le GPS sur l'autoroute, il a jugé bon de supprimer le prochain point de passage ! M'en veut-il ? Que lui ais-je fait ? Est-il l'acteur machiavélique de cette matinée pourrie ?

Bref, RDV pris, encore une demie heure de perdue. Et il me faut encore faire le plein ! Mais en voyant Flo arriver, je sais que tout va aller mieux maintenant.

En effet, la suite sera bien moins chaotique, mais tout autant pressée. Sauf que ca restera tout de même une journée 100 car uniquement composée d'autoroute. Et l'autoroute pour un motard ne présente vraiment aucun intérêt, fatigue, et aplati les pneus.



Nous arrivons finalement à Lorräch juste à temps pour embarquer. La nuit se passera comme peu se passer une nuit dans un train, avec de nombreux réveils et peu reposantes. Mais qu'importe, le voyage commence enfin...

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