mercredi 21 juin 2017

Les hauts, les bas...

Les expériences du jour m'ont appris une chose : la portée malveillante d'un chat noir n’excède pas 2000 kms. Car en effet, ce jour fut une journée sans le moindre problème notable.

Le départ, déjà, s'est fait 30 minutes plus tôt que les jours précédents, en se levant à la même heure. Nous commençons à maîtriser l’empaquetage matinal ! Cette demie-heure à certes été utilisée pour rattraper le temps perdu la veille au soir (nos soucis de camping et notre demi-tour pour ceux qui suivent), mais nous étions tout de même parfaitement dans les temps pour cette journée peu chargée en kilomètres mais bien plus en paysages. 

De bon matin, lorsque la météo est clémente et la température agréable, quoi de mieux que de s'offrir une visite du Sognefjellet ; sommet qui culmine à plus de 1400m ! Autant dire que la douceur matinale est vite oublié pour ne garder qu'un petit degré dès 10h sous une neige à gros flocons. Une très belle route cependant qui justifiait amplement cet effort, et qui relativisent la fraîcheur matinale lors de la redescente.


La suite de la matinée est moins chargée, nous en profitons pour enrouler du kilomètre avec bon cœur. Nous nous trouvons en plein sur le tracé d'une route a camping cars, les paysages restes magnifiques et très changeants comme d'habitude, mais les rétines commencent à s'habituer. 

En fin de matinée, nous bifurquons sur une petite route promise immanquable, la Strynefjellsvegen. Dès les premiers kilomètres, le bitume disparaît sous nos roues pour laisser place à un chemin parfaitement praticable. Une première barrière grande ouverte, tout va bien. Une seconde barrière ouverte à demi n’attise pas notre inquiétude. La troisième barrière est complètement fermée. Le beau chemin termine ici pour nous, nous abandonnant tout de même au beau milieu d'un paysage bucolique. 


Ce demi tour nous fait gagner du temps, puisqu'il s'agissait d'un détour. Nous retrouvons donc notre route à camping-cars impatient de retrouver Geiranger, tant d'éloges nous ayant été faits sur cette destination. La météo joue toujours en notre faveur, mais plus nous montons vers le nord, moins nous sommes exigeants envers la quantité de degrés.  

Les paysages changent encore et encore. Comme pour ne pas nous laisser le moindre indice sur ce que nous trouverons au bout du chemin. De belles cartes postales, tantôt végétales, tantôt minérales, souvent humides.  Juste avant le Fjord, nous refusons de gâcher la surprise en grimpant sur le Dalsnibba. A moins que ce ne soient les 13€ qu'ils nous demandent pour seulement y accéder, prohibitif ! 

Et finalement, il s'offre à nous : le Geirangerfjord. Magnifique ! Le plus beau de tous selon certains ; de ce que l'on en a vu, nous ne les contredirons pas ! Rançon du succès, les touristes y affluent de toute part : par bus, par camping-car, et même par bateau. Bateau ? Ne voyez pas la petite cahute a touriste, mais plutôt l'énorme bateau de croisière slalomant entre le montagnes pour atteindre le fond du fjord. 


Une pause repas plus tard, nous ressortons tant bien que mal de cette cuvette à touristes par une petite route zigzagant d'épingle en épingle, rêve tout motard qui se respecte. Nous arrivons juste à temps pour l'embarquement sur le bac, encore 20 minutes de gagnées (ou pas perdues). 

Les paysages défilent, quelques arrêts photos idyliques, nous prenons notre temps car aujourd'hui, nous en avons à revendre, et c'est très agréable ainsi. 


Dernière étape de la journée, la tant attendue route des trolls. Les boutiques à souvenirs pullulent, mais j'y préfère cette vue imprenable sur toute la vallée. Vous me croirez ou pas, mais la vue était époustouflante. 


Quelques photos, quelques menues emplettes, et nous terminons la route jusqu’à notre camping au beau milieu des Trolls, dans une mignonne cabane tout confort. Une journée bien remplie dont tout le monde a profité au maximum. Reste une bonne nuit réparatrice pour affronter la journée de demain, qui s'annonce plus chargée qu'aujourd'hui, mais ça, ce sera un autre jour...

1 commentaire:

  1. Ah, enfin une route non goudronnée pour justifier les trails :-) BuZZ

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