mardi 27 juin 2017

Ma journée de ouf !

Ce matin, d'un commun accord, nous décidons de scinder le groupe. C'est ainsi seul que je poursuivrais mon récit jusqu'à la dernière étape du voyage avant la redescente.

Nous partons donc tous ensemble ce matin après un réveil tranquille. Très vite, ma route bifurque pour emprunter une petite route secondaire. Je salut les amis sans appréhension, voir même impatient d'aller jusqu'au bout de mon aventure.

La route longe le littoral. Chaque petit village est construit autour d'un port et les maisons sont éparpillées, tournées vers l'océan. Les décors sont paisibles, quelques gens partent au travail, ou y sont déjà, je ne sais ; mais je ne croise pas grand monde si ce n'est nos motards allemands de l'avant veille.

Rapidement, je m'inquiète de trouver une station service sur ces routes désertes. Mon inquiétude monte au fil des kilomètres ; une pause GPS s'impose. OUF. Une station annoncé à 12kms, à Myre ! Moi qui avait entendu dire qu'elle s'était écrasée ! :)

Le plein fait ; je reprends la route vers ma destination, quand je vois l'inespéré ; une baleine juste là qui attends mon appareil photo ! Bon d'accord, elle est sur le bord de la route, mais faute de mieux, je ne peux m’empêcher une nouvelle pause.




Je bifurque enfin sur la route de Nyksund, ma destination finale de ce matin. Mais très vite, la route perd son bitume pour ne devenir qu'un chemin stabilisé détrempé. La limitation de vitesse est à 50, je test l'adhérence : ça semble plutôt bien tenir. Sauf que mon tableau de bord n'est pas d'accord ! Le voyant ESP s'allume en effet sans cesse et du coup, la moto a comme des ratés. Je m'arrète, je coupe tout, et finalement, ça passe bien.

Au bout d'une trentaine de kilomètres sur ce chemin chaotique, j'en aperçois enfin le bout. Le village est enfin là, ouf ! Construit en serpentin autour d'un port ouvert coté terre. Une boutique de souvenirs, fermée, un restaurant sur l'autre rive et une autre boutique de souvenirs. Il est tôt, je m'accorde la balade et file jusqu'au centre du serpentin. Quelques touristes éparses semblent se demander ce qu'ils sont venus chercher ici. D'ailleurs, la deuxième boutique à souvenirs est fermée elle aussi !


Je reçois un SMS des amis qui me disent être montés dans le ferry, tout au sud des îles. Deux photos souvenir et il est temps pour moi de faire demi-tour. Je charge dans le GPS le planning de demain car comme convenu, nous allons essayer d’alléger le plus possible la journée de demain en l'entament au maximum.


Le temps est mitigé, mais se maintient avec de légères pluies intermittentes parfaitement supportables, et ça va en s'améliorant. Du coup, je retrouve l'autoroute les mes comparses ont emprunté quelques temps plus tôt ; sauf que moi je retrouve un bitume complètement sec sur cette route à sensation. Du coup, sur le GPS qui m’annonçait 6h de route, le temps fond comme slip au soleil, ouf ! (sauf qu'il n'y a pas de soleil mais on a de la neige à revendre). Un régal !


J'arrive enfin au ferry qui me fera rejoindre le continent, et il est là... au loin... en train de partir ! :( Je le rates que de quelques minutes, et le planning que Mahël m'a envoyé annonce le prochain dans 1h30 !  Après une vérification auprès du tableau d'affichage, ce ne seront finalement que 45 minutes d'attente, OUF !


Une fois de l'autre coté, je ne perds plus de temps, je sais que j'ai 2h de retard et j'entends bien les rattraper. Mais tout semble jouer contre moi ; les camions, les campings-cars schizophrènes, les travaux où je rates le créneau de passage à mon arrivée... Ralàlà. Après une heure de route, je vérifie la position de Laure, sauf qu'elle n'est pas à jour et qu'elle est indiquée derrière moi. Une petite demande de mise a jour par SMS et je repars sans même attendre la réponse.

Un appel de Mahël me donne les indications pour trouver le camp. J ne suis pas loin, mais les derniers kilomètres semblent être les plus compliqués. Bien 5 pauses sur les 20 derniers kilomètres, persuadé d'avoir raté un panneau ou une bifurcation. Il faut dire que les indications sont plutôt mince : un tunnel et un lac. Il y a des lacs de partout et autant de tunnels dans cette région.

Bref, petit à petit, j'arrive finalement au camping et je me pose enfin. Une belle journée où tout le monde a trouvé son compte : j'ai pu aller au bout de mon aventure pendant que mes équipiers se sont offert une journée reposante, et une autre en prévision pour demain.

3 commentaires: